March 26, 2025

Rapport : Remboursement des véhicules et tendances du parc automobile dans le secteur manufacturier

Erin Hynes
Senior Content Marketing Manager

Perspectives du secteur

Remboursement du kilométrage

Résumé

Ce rapport d'analyse comparative des données analyse les pratiques de remboursement des véhicules sur 64 fabrication entreprises aux États-Unis et au Canada, regroupant plusieurs milliers de conducteurs actifs entre 2023 et 2025. Il met en évidence la manière dont les entreprises parviennent à un équilibre entre les coûts, la conformité et la satisfaction des employés en ce qui concerne l'utilisation des véhicules personnels pour les entreprises, en particulier pour les postes à kilométrage élevé, tels que les ventes et le service après-vente.

Le rapport traite également de la flotte et des voitures de société dans le secteur de la fabrication, dans le but de former les équipes de terrain, les responsables des finances et des ressources humaines, ainsi que les gestionnaires de flottes sur la meilleure façon de favoriser la mobilité dans l'industrie manufacturière.

Principales conclusions

  1. Le secteur manufacturier emploie une main-d'œuvre qui parcourt un kilométrage élevé :
    • Le kilométrage mensuel moyen est de 1 361 miles (environ 16 300 miles par an), ce qui place ces conducteurs dans une catégorie d'utilisation élevée.
    • Les rôles typiques incluent les ventes externes, les techniciens de terrain et les responsables de territoire.
  2. Domination des modèles FAVR et hybrides :
    • La majorité des entreprises utilisent Remboursement FAVR (taux fixe et variable), combinant une allocation fixe pour les frais de propriété (assurance, amortissement) avec un taux variable par kilomètre qui tient compte du carburant et de l'entretien.
    • Le paiement fixe mensuel moyen est de 468 dollars, le taux moyen par kilomètre est de 0,23 dollar et le remboursement total s'élève en moyenne à 756 dollars, soit nettement plus que la moyenne totale des allocations automobiles du marché d'environ 600 dollars.
  3. Ajustements tarifaires cohérents :
    • Les entreprises ajustent périodiquement les taux de remboursement pour tenir compte de l'inflation, des fluctuations du prix du carburant et des différences de coûts régionales.
    • Cette maintenance active permet de garantir une couverture équitable et la conformité aux directives évolutives de l'IRS/CRA.
  4. Évolutivité et flexibilité du programme :
    • Les participants proviennent de petites <100 drivers) to large (> organisations (plus de 1 300 conducteurs) de toute l'Amérique du Nord.
    • Malgré la diversité géographique, les structures de programme géographiquement sensibles (en particulier le FAVR) répondent efficacement aux différents besoins en matière de voyages.
  5. Évolution de la composition de la flotte et tendances en matière de durabilité :
    • De nombreuses entreprises manufacturières ont abandonné les berlines traditionnelles au profit de petits VUS et de camions légers, en équilibrant l'utilité, les coûts et le confort du conducteur.
    • L'électrification à un stade précoce est en train d'émerger, avec un intérêt croissant pour les véhicules hybrides et électriques à mesure que l'infrastructure de recharge s'améliore.

Implications pour les décideurs

  • Remboursement exact et équitable : Les rôles à kilométrage élevé nécessitent des calculs précis pour couvrir les dépenses réelles. Les programmes FAVR et Tax-Free Car Allocation permettent d'éviter les surpaiements ou les sous-paiements (par rapport aux taux standard de l'IRS ou de la CRA).
  • Conformité réglementaire : Les employeurs américains doivent composer avec les différentes exigences de remboursement des États (par exemple, la Californie) et les règles de l'IRS pour les plans non imposables. Les entreprises canadiennes se conforment aux directives de l'ARC sur les indemnités par kilomètre afin de maintenir leur efficacité fiscale.

Les stratégies de remboursement des véhicules dans le secteur de la fabrication doivent évoluer en fonction de l'évolution des habitudes de voyage, des pressions sur les coûts et du paysage réglementaire. Cet ensemble de données confirme que les plans de type FAVR, les ajustements tarifaires proactifs et l'accent mis sur les rôles à kilométrage élevé sont essentiels pour maintenir des programmes équitables, compétitifs et conformes. En revoyant et en affinant régulièrement leurs politiques relatives aux véhicules, les entreprises de fabrication peuvent optimiser les coûts, soutenir efficacement les employés mobiles et rester en phase avec les critères de référence du secteur et les tendances générales en matière de flotte.

Types de véhicules de parc courants dans le secteur de la fabrication

Les entreprises de fabrication déploient généralement des camions légers et des voitures dans le cadre de leur flotte pour les rôles de vente et de service. Parmi les choix les plus populaires, citons les camionnettes pleine grandeur (par exemple, le Ford F-150, le Chevy Silverado) pour les techniciens qui ont besoin de transporter des outils ou de l'équipement, ainsi que les fourgonnettes (comme le Ford Transit) pour les équipes de livraison ou de maintenance. Pour les représentants commerciaux et les gestionnaires, les berlines intermédiaires et les VUS multisegments sont courants en raison de leur efficacité énergétique et de leur confort. Ces dernières années, de nombreuses flottes ont abandonné les berlines au profit des SUV/multisegments pour améliorer l'espace et la traction par tous les temps. [1] Par exemple, des enquêtes sur les flottes ont mis en avant les modèles Ford et GM (par exemple Chevrolet Bolt EV comme voiture de l'année, Chevrolet Silverado comme camion de l'année, Ford Escape comme meilleur VUS de flotte) aussi populaire dans les flottes d'entreprises. [2] Dans l'ensemble, les flottes de fabrication équilibrent souvent utilité et coût : des camions lourds peuvent être utilisés dans les activités de production ou de distribution, mais le parc de voitures de société typique du secteur manufacturier est dominé par des camions légers et des véhicules de tourisme qui assurent les déplacements professionnels quotidiens.

(Au Canada, les préférences des parcs automobiles sont similaires : camionnettes et fourgonnettes pour les applications industrielles et berlines et VUS pour les ventes, avec un intérêt croissant pour les options hybrides ou électriques dans les deux pays.)

Programmes d'allocations automobiles : taux et structures

De nombreuses entreprises manufacturières offrent une allocation de voiture aux employés qui utilisent leur véhicule personnel pour leur travail. Une allocation de voiture est une allocation fixe en espèces (généralement versée mensuellement) destinée à couvrir le carburant, l'assurance, l'entretien et la dépréciation du véhicule de l'employé. Cette indemnité est ajoutée au salaire de l'employé. Aux États-Unis, le montant moyen des allocations automobiles est de 600 dollars par mois. Par exemple, un représentant des ventes d'un fabricant peut recevoir une allocation forfaitaire de 600 dollars par mois à titre d'allocation automobile, quel que soit le nombre de kilomètres parcourus. Les postes de niveau supérieur ou ceux qui nécessitent de nombreux déplacements peuvent bénéficier d'un montant plus élevé, tandis que certains postes de premier échelon peuvent être moins rémunérés (par exemple 300 à 400 dollars). Il est important de noter qu'aux États-Unis, une allocation automobile standard est généralement considérée comme un revenu imposable, de sorte que l'employé paie des impôts sur ces 600 dollars, tout comme son salaire. Cette imposabilité signifie qu'une partie de l'avantage est perdue au profit des impôts — des analyses révèlent qu'environ 30 % de l'allocation de voiture le budget peut être perdu à cause des impôts.

(Au Canada, les allocations pour automobiles suivent des modèles similaires, mais avec d'importantes différences fiscales. Au Canada, une allocation mensuelle forfaitaire pour frais de voiture est généralement imposable en tant que revenu d'emploi, sauf si elle est basée sur les kilomètres parcourus. Les employeurs canadiens préfèrent souvent rembourser au kilomètre (à des taux prescrits) plutôt que d'accorder des indemnités forfaitaires, afin que les paiements ne soient pas imposables. Par exemple, un représentant des ventes de l'Ontario pourrait obtenir une combinaison d'une modeste allocation fixe et de 0,68$ par km, conformément aux taux de l'ARC, pour éviter les répercussions fiscales. Des allocations forfaitaires (par exemple 600$ par mois) sont utilisées par certaines entreprises canadiennes, mais comme elles sont imposables, bon nombre d'entre elles s'assurent que l'allocation est « raisonnable » conformément aux règles de l'ARC ou utilisent plutôt des remboursements au kilomètre.) [3]

Remboursements de véhicules et programmes FAVR

Au lieu (ou en complément) des indemnités forfaitaires et des flottes de voitures de société, les entreprises manufacturières utilisent souvent programmes de remboursement des véhicules. Un remboursement du kilométrage verse aux employés un certain taux par mile (ou kilomètre) parcouru pour les affaires. Aux États-Unis, le taux de kilométrage standard de l'IRS sert de référence : par exemple, le taux était de 67 cents par mile en 2024 et augmenté à 70 cents par mile en 2025 (le taux de l'IRS est ajusté chaque année pour refléter les coûts de carburant, d'entretien et autres coûts d'exploitation). Les entreprises peuvent rembourser au taux de l'IRS et le paiement est exonéré d'impôt à l'employé tant que des registres appropriés sont conservés. Certaines organisations remboursent à un taux inférieur (pour réduire les coûts), mais si le taux est inférieur à la norme de l'IRS, les employés ne peuvent pas déduire la différence (en raison des modifications de la législation fiscale en 2018, la Tax Cuts and Jobs Act). En revanche, un remboursement supérieur au taux de l'IRS est autorisé mais l'excédent est traité comme un revenu imposable.

Dans l'industrie manufacturière, les programmes de remboursement des véhicules constituent la pierre angulaire de la manière dont les employés mobiles, tels que les représentants commerciaux, les techniciens de service et les responsables de terrain, sont rémunérés pour leurs déplacements professionnels à bord de véhicules personnels. Sur la base des données provenant de 64 entreprises et de plus de 8 000 conducteurs, il est clair que les entreprises de fabrication s'appuient de plus en plus sur des programmes de véhicules structurés, conformes et évolutifs, avec une forte préférence pour les modèles de remboursement FAVR (taux fixe et variable).

FAVR préféré par les fabricants

Parmi les entreprises analysées :

  • 81 % des conducteurs actifs participent à des programmes FAVR
  • 13 % reçoivent Allocations de voiture non imposables (TFCA)
  • 5,5 % utilisent d'autres méthodes de remboursement hybrides ou personnalisées
  • 0,5 % relèvent de programmes spécifiques au Canada

Cette adoption écrasante (81 %) du FAVR se démarque par rapport à d'autres secteurs. Dans le secteur de la fabrication de produits chimiques, par exemple, seulement 49 % des conducteurs utilisent le FAVR, l'autre moitié utilisant le TFCA. Dans le secteur des services sur le terrain, ce chiffre grimpe encore plus haut : 84 % selon FAVR, ce qui montre que le secteur manufacturier se situe parfaitement entre ces deux critères de référence, reflétant un équilibre entre conformité, flexibilité et efficacité administrative.

Ce que révèlent les chiffres : coûts et modèles d'utilisation

Les journaux des conducteurs de fabrication moyens sont les suivants :

  • 1 361,17 miles commerciaux par mois
  • 76,18 voyages par mois, soit environ 3 à 4 voyages par jour ouvrable
  • Annualisé, cela équivaut à peu près 16 300 miles professionnels par an, plaçant les travailleurs du secteur de la fabrication dans la catégorie des personnes qui parcourent le plus de kilomètres (le seuil de participation au programme FAVR n'est que de 8 000 miles par an).

La distance parcourue par les employés du secteur de la fabrication varie considérablement selon la fonction. Les représentants commerciaux du secteur de la fabrication et les ingénieurs de maintenance sur le terrain parcourent souvent de vastes territoires et parcourent de plus grands kilomètres, tandis que les directeurs d'usine ou les techniciens de service locaux ne peuvent conduire que dans une ville ou une région. Les données de l'industrie montrent que le kilométrage annuel parcouru par les entreprises dans les secteurs liés à la fabrication est en moyenne de 16 300 miles par an.

Les employés de l'industrie manufacturière, qu'ils soient remboursés par la FAVR ou la TFCA, peuvent s'attendre à recevoir les chiffres suivants :

Reimbursement ComponentMonthly Average
Variable Rate (CPM)$0.23
Fixed Component$468.44
Total Reimbursement$755.97

Il est important de noter que le montant total du remboursement combiné est conforme aux directives de l'IRS et reste conforme aux normes fiscales lorsqu'il est géré correctement. Sur un programme FAVR, vous pouvez même payer terminé le taux standard de l'IRS, en franchise d'impôt.

Gestion dynamique des taux

Au cours de la période observée (2023—2025) :

  • Les taux CPM variaient de 0,22$ à 0,26$, indiquant une fixation réactive des taux en fonction des prix régionaux du carburant ou des fluctuations économiques.
  • Les taux fixes variaient de 439$ à 512$, avec une moyenne stable de 468,44 dollars.

Ces tendances montrent que les entreprises de fabrication gèrent activement les taux de remboursement, en les ajustant tous les trimestres ou tous les ans pour refléter l'évolution des coûts dans le monde réel, une caractéristique essentielle des programmes de véhicules mûrs et bien gérés.

Au Canada

Bien que seulement 0,5 % de l'ensemble de données représente des conducteurs spécifiques au Canada, la structure est conforme au remboursement conforme à la réglementation de l'ARC. Les entreprises manufacturières canadiennes s'alignent généralement sur les taux par kilomètre prescrits par l'ARC (par exemple, 0,70 $/km pour les 5 000 premiers kilomètres en 2024), ou utilisent des approches modifiées similaires à celles de la FAVR pour conserver leur statut d'exonération fiscale tout en remboursant équitablement. Dans les opérations transfrontalières, de nombreuses entreprises optent pour programmes gérés par les fournisseurs qui peut répondre aux exigences de la CRA et de l'IRS.

Règles et réglementations régionales en matière de remboursement

États-Unis : aucune loi fédérale n'impose le montant que les employeurs doivent rembourser pour l'utilisation professionnelle de véhicules personnels — mais plusieurs États ont leurs propres exigences. En particulier, la Californie, Illinois, et Massachusetts obliger les employeurs à rembourser aux employés les frais de voyage d'affaires nécessaires, y compris le kilométrage parcouru sur les véhicules personnels. Code du travail de Californie §2802 est l'une des plus strictes : elle oblige les employeurs à indemniser les employés pour toutes les dépenses engagées au travail, obligeant ainsi les entreprises à rembourser le kilométrage à un taux raisonnable. L'Illinois et le Massachusetts ont des statutes/réglementations similaires garantissant que les employés sont remboursés pour l'utilisation de leur propre voiture pour le travail. Ces lois ne spécifient pas de taux exact (par exemple, elles n'imposent pas explicitement le taux de l'IRS), mais les employeurs de ces États fixent souvent les remboursements à la norme de l'IRS pour démontrer le caractère raisonnable. Dans les États qui ne disposent pas de lois de remboursement spécifiques, les entreprises peuvent techniquement ne pas offrir de remboursement du kilométrage, mais la plupart le proposent comme pratique commerciale standard ou pour se conformer aux principes généraux du travail. Il convient également de noter que le taux standard de l'IRS étant largement considéré comme une sphère de sécurité, de nombreux employeurs issus de plusieurs États choisissent une politique nationale unique (utilisant le taux de l'IRS ou une allocation fixe) afin de simplifier l'administration et d'éviter de contrevenir aux lois de l'État. Comme nous l'avons mentionné, depuis la loi de 2018 sur les réductions d'impôts et l'emploi, les employés ne peuvent pas déduire les frais de kilométrage non remboursés de leurs impôts fédéraux. Les employés dépendent donc entièrement des politiques de l'employeur pour couvrir ces coûts, ce qui impose aux employeurs de mettre en place des politiques de remboursement équitables dans tous les États. Outre le droit du travail, une autre considération réglementaire aux États-Unis est la fiscalité : pour que les remboursements ne soient pas imposables, les entreprises doivent utiliser un « plan responsable » (les employés soumettent des carnets de kilométrage, etc.). Les programmes FAVR doivent respecter les règles de l'IRS comme indiqué ; dans ce cas, les paiements ne sont pas considérés comme des revenus.

Tendances et développements sur cinq ans (2018-2023)

Le paysage des programmes de véhicules de société dans le secteur de la fabrication a évolué au cours des cinq dernières années, sous l'influence des changements économiques, de la technologie et de la promotion du développement durable. Les principales tendances sont les suivantes :

  • Hausse des taux de remboursement : Les États-Unis et le Canada ont connu des augmentations importantes des taux de kilométrage standard en raison de la hausse du prix du carburant et du coût des véhicules. Le taux de l'IRS américain est passé de 54,5 ¢/mi en 2018 à un niveau record de 62,5¢ à la mi-2022 (une augmentation spéciale due à la flambée des prix du carburant) [4] et s'élève maintenant à 70 ¢/mi en 2025. [5] Le taux CRA du Canada a également bondi de 0,55 $/km en 2018 à 0,68 $/km en 2023, pour atteindre 0,70$ en 2024 et 0,72$ pour 2025. [3] Ces hausses rapides ont incité les entreprises à ajuster les allocations et des budgets de remboursement à la hausse. L'IRS a notamment procédé à un rare ajustement en milieu d'année en 2022, faisant passer le taux de kilométrage professionnel de 58,5 cents à 62,5 cents le mile pour le second semestre de 2022 afin de faire face à la flambée des prix de l'essence.
  • Changements dans la composition de la flotte : Il y a eu une nette évolution des berlines au profit des VUS dans les flottes d'entreprise. Les constructeurs qui ont abandonné de nombreux modèles de berlines (Ford, par exemple, a progressivement abandonné les berlines au profit des camions/VUS) ont incité les flottes à remplacer les berlines intermédiaires par de petits VUS. Les gestionnaires de flotte signalent que les VUS multisegments modernes offrent un rendement énergétique comparable et inférieur coût total de propriété tout en offrant une plus grande utilité, ce qui en fait des pièces de rechange attrayantes pour les berlines. Dans les flottes des entreprises de fabrication, cela se traduit par le fait que les équipes de vente passent peut-être d'une Ford Fusion à une Ford Escape, ou d'une Chevy Malibu à une Equinox, etc. Les camions légers (camionnettes) sont restés dominants pour les véhicules lourds, mais les camionnettes plus petites et les fourgonnettes plus économes en carburant suscitent également un intérêt. Dans l'ensemble, la composition du parc automobile en 2023 privilégie davantage les camions et les VUS qu'il y a cinq ans, conformément aux tendances générales du marché automobile [6].
  • Électrification et durabilité : Les cinq dernières années ont vu le début de l'électrification des flottes de fabrication. Bien que l'adoption soit encore modeste, elle s'accélère. Au début de 2024, environ 14 % des flottes d'entreprises avaient intégré au moins certains véhicules électriques, [7] et les enquêtes sur les flottes indiquent une « tendance significative à l'adoption des véhicules électriques au cours des cinq prochaines années ». De nombreuses entreprises de fabrication ont annoncé des objectifs de développement durable qui incluent la conversion des véhicules de leur flotte en véhicules électriques ou hybrides lorsque cela est possible (par exemple, en utilisant des fourgons de livraison électriques pour les trajets à courte distance ou en offrant aux représentants commerciaux la possibilité de commander un véhicule électrique comme voiture de fonction). Un sondage réalisé auprès de l'industrie a révélé que 80 % des exploitants de parcs prévoient d'électrifier au moins 25 % de leur parc d'ici 2030, et près de 50 % s'attendent à ce que les véhicules électriques constituent plus de la moitié de leur parc d'ici 2030. [8] Au cours des cinq dernières années, les modèles hybrides (comme les camionnettes hybrides Toyota Prius ou Ford) ont également gagné en popularité en tant qu'étape intermédiaire vers les véhicules entièrement électriques. L'infrastructure de recharge est devenue une préoccupation pour les entreprises : l'installation de chargeurs dans les installations ou la fourniture de quotas pour les chargeurs domestiques font de plus en plus partie des discussions politiques relatives à la flotte.
  • Changements apportés aux politiques et aux programmes : En raison des pressions sur les coûts et des modifications fiscales, de nombreuses entreprises ont revu leurs stratégies de gestion de flotte. La législation fiscale américaine de 2018 (éliminant les déductions de dépenses non remboursées pour les employés) a incité certaines entreprises à abandonner les faibles taux en cents par mile (les employés ne pouvant plus amortir l'écart) au profit de taux ou d'indemnités plus équitables. En outre, les nouvelles règles de comptabilité des contrats de location (ASC 842/IFRS 16) en 2019 ont fait apparaître les contrats de location (y compris les contrats de location de flottes) dans les bilans des entreprises, ce qui a dans certains cas rendu les programmes de remboursement plus intéressants sur le plan financier que le maintien d'un important parc de véhicules loués. La pandémie de COVID-19 en 2020 a également entraîné une baisse de la conduite professionnelle en raison de la restriction des déplacements ; certaines entreprises manufacturières ont temporairement réduit les allocations automobiles ou suspendu les commandes de flottes de véhicules au cours de cette période. Cependant, en 2021-2022, le kilométrage parcouru par les entreprises a rebondi et a même augmenté dans certains secteurs (notamment parce que les gens évitaient de voyager en avion et conduisaient davantage). La pandémie a également mis en lumière l'importance de la flexibilité : certaines entreprises ont réduit la taille de leur flotte permanente et ont mis en œuvre des solutions de mobilité à la demande (comme le covoiturage ou l'autopartage pour les employés) associées au remboursement du kilométrage pour l'utilisation du véhicule personnel en cas de besoin. Une autre tendance est l'utilisation accrue de la télématique et des données dans la gestion des programmes relatifs aux véhicules : les gestionnaires de flottes tirent désormais parti de l'enregistrement des données pour optimiser les itinéraires (économies de carburant) et garantir la conformité (par exemple, en vérifiant les données de kilométrage). Les politiques de sécurité ont également été renforcées : de nombreuses flottes de fabrication incluent désormais surveillance des conducteurs ou programmes de formation, étant donné que les employés des ventes et des services passent beaucoup de temps sur la route.
  • Utilisation accrue de l'analyse comparative et de l'externalisation : Au cours des cinq dernières années, de plus en plus d'entreprises ont comparé le remboursement de leur véhicule à celui de leurs pairs et ont cherché des solutions spécialisées. Des fournisseurs tels que Cardata ont publié des rapports spécifiques au secteur (pour produits chimiques, construction, nourriture et boissons, etc.), qui aident les entreprises manufacturières à déterminer comment les autres structurent leurs programmes (par exemple, quelle est l'allocation « moyenne » ou combien de kilomètres un ingénieur de terrain moyen parcourt). Cette approche basée sur les données a incité de nombreuses personnes à affiner leurs programmes, par exemple en ajustant une allocation forfaitaire en une « allocation automobile non imposable » conformément aux règles de l'IRS (ce qui signifie que l'IRS s'assure que l'allocation ne dépasse pas le remboursement équivalent du kilométrage). Certaines entreprises sont passées des voitures de société à des programmes de remboursement afin de réduire leurs coûts ; d'autres ont fait le contraire pour certains rôles après avoir analysé le coût total de possession. La gestion de la flotte et le remboursement sont de plus en plus gérés à l'aide de logiciels spécialisés et d'une gestion de programme externalisée afin de garantir la conformité à la myriade de règles de l'IRS, du ministère du Travail, de la CRA et des États. Pour les entreprises de fabrication, il en résulte des programmes de véhicules plus efficaces qui s'alignent à la fois sur le contrôle des coûts et sur la satisfaction des employés.

Conclusion

Pour les responsables des finances, des ressources humaines et des opérations du secteur manufacturier, il est essentiel de se tenir au courant de ces tendances. Les types de véhicules de votre parc devraient correspondre aux besoins du poste (et les nouvelles options de véhicules électriques devraient être évaluées) ; les montants des allocations automobiles devraient être revus régulièrement pour rester équitables et compétitifs ; et les méthodes de remboursement (CPM contre FAVR contre voitures de société) devraient être choisies en fonction de données telles que les habitudes de kilométrage des employés et les implications fiscales. En comprenant les réglementations régionales et les points de référence du secteur, les décideurs peuvent concevoir des programmes de véhicules qui minimisent les coûts et les risques tout en maximisant la productivité et la satisfaction des conducteurs. Les cinq dernières années ont montré que les programmes relatifs aux véhicules ne sont pas des politiques aléatoires : ils nécessitent une gestion active face à l'évolution des coûts du carburant, des technologies et des attentes de la main-d'œuvre. Grâce à des ajustements éclairés, les entreprises de fabrication peuvent s'assurer que leurs allocations automobiles et leurs stratégies de flotte restent efficaces, conformes et soutiennent leurs employés mobiles sur la route.

Sources

[1] L'économie des berlines par rapport aux VUS | Merchants Fleet

[2] Annonce des prix du véhicule de l'année 2023 - Automotive Fleet

[3] Avantages relatifs à une automobile ou à un véhicule à moteur — Allocations ou remboursements accordés à un employé pour l'utilisation de son propre véhicule - Canada.ca 

[4] L'IRS augmente le taux de kilométrage standard pour le dernier semestre de 2022 

[5] L'IRS augmente le taux de kilométrage standard pour un usage professionnel en 2025

[6] Points saillants du rapport sur les tendances automobiles | US EPA

[7] Étude Cox Automotive : les propriétaires de parcs automobiles sont plus satisfaits des véhicules électriques que des alternatives à moteur à combustion interne, malgré des coûts d'acquisition, une fréquence d'entretien et de maintenance plus élevés 

[8] Adoption des véhicules électriques | Tendances mondiales en matière de transition énergétique mixte 

Téléchargez le guide